EDITO
L’Ensemble Instrumental de Corse, à bien des égards, est un outil remarquable et le chemin parcouru depuis sa création l’est tout autant ! Avec des moyens plus que modestes, il a fait preuve de beaucoup de professionnalisme et de sérieux en proposant plutôt régulièrement (compte tenu de ses ressources) des concerts de qualité que bien des régions dotées d’orchestres permanents pourraient nous envier.

Photo : Marianne
Constitué de musiciens choisis,sélectionnés patiemment, tant pour leurs qualités intrinsèques d’instrumentistes que pour leur capacité à créer et se fondre dans un groupe homogène, cohérent, volontaire et enthousiaste, il permet au public insulaire de découvrir ou redécouvrir le répertoire classique dans ses formes les plus exaltantes (symphonie,opéra, concerto) ; Dieu que j’aurais aimé, enfant ou adolescent, que l’on m’emmène assister à ce type de concert !!! c’est sans doute ainsi que naissent des vocations et la Corse a grandement besoin de s’ouvrir pour continuer à se construire dans l’altérité, de connaître et de s’enrichir pour continuer à produire dans la générosité ; « l’omi qual’elli sianu, ùn ponu cuntinivà à dà cà ciò ch’elli ricevenu ». L’EIC est une chance pour les lieux de diffusion corses car il leur offre la possibilité de programmer (à moindre coût) des spectacles qui leur seraient inaccessibles. L’EIC est une formidable source de motivation pour tous les enseignants de l’ENMD de Corse. En contribuant à son développement, ils rompent un peu leur isolement. L’EIC enfin, constitue pour les créateurs corses, une véritable opportunité ; bien des répertoires pourraient prendre corps ici et se diffuser ailleurs et je sais combien cet ailleurs est avide d’œuvres spécifiques nouvelles. « ogni pocu face l’assai », dice u pruverbiu. Siamu tutti di iss’ogni pocu… è faremu l’assai



